Ô lecteur, ne vois-tu rien ici? Plein de bonne volonté, tu regarde autour de toi, andouille. ICI. Oui! Le code promis il y a sûrement un mois ou deux enfin achevé. Bon, d'accord, les couleurs sont un peu genre " boite à bonbons défraichie " mais j'aime bien l'organisation et je suis une flemmarde. Et pour ma Justine qui réclame les commentaires, un instant, j'y travaille. Bon voilà, pleins de jolies choses, de nouvelles images, mon ballon de physique-chimie - dur les cours - dans la rubrique iPod, moi bébé choupi pour les archives, des nouveaux liens toujours plus utiles, des chansonnettes toutes douces.. La folie d'un jeudi matin quoi.

Grosse nuit d'insomnie hier, le soleil s'est levé à 5h, définitivement mon rythme est celui d'un soleil d'hiver. Quand j'ai eu finis de tourner dans tous les sens et de regarder tous les films sur mon ordi, j'en suis arrivée à revoir I can't think straight. J'avais oublié à quel point la fin était choupi, et même, tout ce film il est choupinousamôman quand même. Et à chaque fois jme fais avoir et je tombe amoureuse de Tala - Lisa Ray - ( et de la mère -  Antonia Frering - ) et voilà ça finit bien c'est beau, parfois c'est marrant. Un film de 6h58 du mat pendant une insomnie quoi.

J'ai vu June lundi, ça faisait... bah ça le faisait quoi. Mardi aussi. Et ça n'a AUCUN rapport mais dans le clip Pyromania de Cascada, je suis fascinée par les "robots" avec leurs chew gum disco. Aller, je vais chercher cette boite à commentaire.


Lisa Ray


Ps: mon frère vient d'arriver en chouinant. Accepté dans aucun des 6 lycées demandés. Non seulement je suis triste pour lui (je suis un être plein de compassion ), mais moi avec mon dossier qui est revenu - je sais même pas si il est reparti d'ailleurs - je commence à avoir les boules.

THE CLOWN AND THE MIME



Pour passer le temps.

Elle la regarda, figée. Son masque heureux était tombé, et désormais elles étaient vraiment face à face. On pu lire à ce moment dans son visage, le vrai, et y comprendre toute la différence, toute cette façade habilement construite, et cette vérité, longuement dissimulée. Secrète, cachée, volée, gardée pour elle, sa nature se révéla, brusquement, sale et absurde. On entendait ses yeux pleurer doucement, gémir, se plaindre, honteux, comme une explication finale qu'on veut garder pour soi. L'inconnue lui sourit, compatissante, devant l'étendue infernale d'une telle mascarade. Mais son vrai bonheur n'était pas d'avoir mis à jour cette horreur, d'avoir percé cet abcès monstrueux. C'était de savoir à présent, et avant les autres, qui était vraiment la jeune fille qui riait, justement quand elle ne riait plus. De pouvoir, sans un mot, toucher des pupilles cette créature chétive sans son costume, au maquillage éclaboussé. Il faisait la gueule, le secret tué. Et le cadavre, de même, semblait réticent à tout aveu, quand son apparence était le plus complet. Cette fois, on y croyait vraiment, au rôle, il avait été distribué avec le plus grand soin, et à la bonne personne.
Comme on voit dans l'ombre d'un clown, s'époumoner un mime. Et elle ne pouvait pas croire que personne n'ai sentis plus tôt cette odeur rance de rancune, ce parfum douçâtre d'amertume, cette effluve écœurante d'amour mal guéris, rangé, plié, écrasé, enfin, brûlé. Les cendres de sa déception parsemaient ses iris poussiéreux. Cette apparence mal lavée, négligée parce qu' abandonnée un jour puis oubliée par tous. Bien sûr, ils n'avaient vu que le costume, sans jamais passer par les coulisses du spectacle. Elle était dans la loge du rôle principal et ce n'était pas beau à voir. Sans cesser de sourire, elle ramassa le masque fissuré et lui replaça. Le clown se détendit. C'était à présent un rôle à vie, désolé pour ce qu'elle avait été, il y a longtemps. L'inconnue repris sa route, rien n'avait changé, le déchirement étant invisible. 


On vit un clown démissionner, un jour, et passer sa vie muet, en noir et en blanc.